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ADIEU OU PEUT-ETRE AU REVOIR

Il y aura un train, des pleurs et des mouchoirs,
Des amants sur le quai que la vie désassemble,
Tes yeux qui brillent trop et ton menton qui tremble,
Je te dirai adieu ou peut-être au revoir

Tu ne seras bientôt qu’un pâle souvenir
Que la mémoire floue a peine à retenir,
 Une suite de flashs déroulant leur cascade :
Une guitare au loin donnant la sérénade,
Ta chemise plaquée sur ta poitrine nue
Par l’averse soudain balayant l’avenue,
La photo que tu prends du fronton d’une église
Ou ton bras recourbé cueillant une cerise,
Et ma tête posée dans le creux de tes reins,
Lorsque le feu s’apaise, quand les corps sont sereins

Il y aura un train, des pleurs et des mouchoirs,
Des amants sur le quai que la vie désassemble,
Tes yeux qui brillent trop et ton menton qui tremble,
Je te dirai adieu ou peut-être au revoir

Tu ne seras bientôt qu’un pâle souvenir
Que la mémoire floue a peine à retenir :
Images estompées, sensations éphémères,
Nos deux corps allongés au bord de quelque mer,
Ton ombre en contre-jour dans un grand soleil rouge,
Lorsque vient le silence et que plus rien ne bouge,
Tout près de l’océan notre petit hôtel,
Tes lèvres sur mes lèvres avaient un goût de sel,
Notre amour était né sans rime ni raison,
Notre amour a vécu le temps d’une saison.

Il y aura un train, des pleurs et des mouchoirs,
Des amants sur le quai que la vie désassemble,
Tes yeux qui brillent trop et ton menton qui tremble,
Je te dirai adieu ou peut-être au revoir

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SI JE TIENS CLOSES MES PAUPIERES

Dans ma mémoire floue, rétive et incertaine,
Une silhouette pâle effacée et lointaine,
Une illusion fragile, à peine même une ombre,
Apparaît quelquefois, déchirant la pénombre.
Et je veux la saisir, et je veux retenir
Ce malheureux lambeau d’un heureux souvenir
Qui lentement se perd et qui se décompose,
Lorsque je tiens baissées mes paupières mi-closes.
Tu riais haut et franc de tout, de toi, de rien
Et tu me disais « viens, ne crains rien, allons viens,
L’amour est fugitif, l’amour est éphémère,
Vis le moment présent, le regret est amer
Et laisse à tout jamais sa triste empreinte au cœur.
Je t’offre l’évasion, je t’offre le bonheur,
Pour un moment trop court, pour quelques heures folles
Quand le cœur bat plus fort dans  le corps qui  s’affole.
Je n’ai rien à donner, je n’ai rien à t’offrir
Que cet inoubliable et somptueux souvenir
Fait de mon rire clair, peut-être de mes larmes
Quand au matin nouveau s’évanouira le charme ».
Refusant les serments, tu ne promettais rien,
Bien sûr  je le savais, mais j’étais bien, si bien…
Aujourd’hui c’est si loin, pourtant ce n’est qu’hier
Lorsque je tiens baissées mi-closes mes paupières

publié dans : Textes pour Chansons -AMOUR- communauté : La poésie qui chante commentaires (20)    recommander
Dimanche 16 mars 2008
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