MA MARTIENNE
Les Martiennes, vraiment, ce n’est pas ce qu’on croit,
Je peux vous en parler, j’en ai une chez moi.
D’ailleurs elle est Martienne comme je suis nonnette
Car elle vient plutôt d’une verte planète
Que le plus performant de tous les télescopes
Ne distingue jamais, à croire qu’il est myope.
De son front ne surgit aucun long tentacule
Comme le font penser les BD ridicules,
Et sa peau sans écailles, d’un joli ton café,
Sans aucune pustule est du plus bel effet.
Elle a deux pieds, deux mains et s’aide d’un couteau
Pour couper son bifteck ou son gigot d’agneau.
La seule anomalie, qui fait la différence,
C’est qu’elle, quelquefois, il semble qu’elle pense.
Le soir, à la veillée, elle décrit son monde
Qui est si différent de notre boule ronde :
Il n’y a pas d’armée, et le mot militaire
Ne se peut rencontrer en aucun dictionnaire.
De même procureur, avocat, cour d’assises,
Sont vocables anciens qui ne sont plus de mise.
Il y a cent mille ans, et même plus je crois,
Ils ont dressé là-haut un joli feu de joie
Et ils ont fait brûler tous leurs billets de banque,
Avant de désosser leurs canons et leurs tanks,
Et tout appartenant à tous et à chacun,
Dites-moi la raison de se faire assassin !
Bref, mon extra-terrestre, mon extra-planétaire,
Avait tout ce qu’il faut pour séduire et me plaire,
Quand un soir elle avoua, refroidissant mon zèle,
Que les filles là-bas ne font l’amour qu’entre elles
Les Martiennes, vraiment, ce n’est pas ce qu’on croit,
Je peux vous en parler, j’en ai une chez moi.
D’ailleurs elle est Martienne comme je suis nonnette
Car elle vient plutôt d’une verte planète
Que le plus performant de tous les télescopes
Ne distingue jamais, à croire qu’il est myope.
De son front ne surgit aucun long tentacule
Comme le font penser les BD ridicules,
Et sa peau sans écailles, d’un joli ton café,
Sans aucune pustule est du plus bel effet.
Elle a deux pieds, deux mains et s’aide d’un couteau
Pour couper son bifteck ou son gigot d’agneau.
La seule anomalie, qui fait la différence,
C’est qu’elle, quelquefois, il semble qu’elle pense.
Le soir, à la veillée, elle décrit son monde
Qui est si différent de notre boule ronde :
Il n’y a pas d’armée, et le mot militaire
Ne se peut rencontrer en aucun dictionnaire.
De même procureur, avocat, cour d’assises,
Sont vocables anciens qui ne sont plus de mise.
Il y a cent mille ans, et même plus je crois,
Ils ont dressé là-haut un joli feu de joie
Et ils ont fait brûler tous leurs billets de banque,
Avant de désosser leurs canons et leurs tanks,
Et tout appartenant à tous et à chacun,
Dites-moi la raison de se faire assassin !
Bref, mon extra-terrestre, mon extra-planétaire,
Avait tout ce qu’il faut pour séduire et me plaire,
Quand un soir elle avoua, refroidissant mon zèle,
Que les filles là-bas ne font l’amour qu’entre elles
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Mercredi 16 janvier 2008
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