L’Iran semble vouloir se doter à son tour de l’arme atomique. D’autres pays suivront. La prolifération du nucléaire militaire fait
peser une lourde menace sur l’humanité.
Voici trois chansons extraites de la comédie musicale
que j’ai intitulée
« COMMENT C’'ETAIT, AVANT ? »
Voici trois chansons extraites de la comédie musicale
que j’ai intitulée
« COMMENT C’'ETAIT, AVANT ? »
APOCALYPSE
(la bombe a explosé, un survivant raconte)
Il y avait des cris, des cendres, de la boue,
Des vautours répugnants, des hurlements de loups
Et des torrents de sang débordant des égouts.
Dans un bruit terrifiant, l’univers explosait,
La ligne d’horizon au lointain s’embrasait
Tandis que le soleil se volatilisait.
Les mers comme en furie tout-à-coup se gonflaient
En gigantesques vagues qui sur nous déferlaient,
Submergeant les cités dont les murs s’écroulaient.
Des torrents bouillonnants s’élevaient dans les airs
Crachés vers l’infini par dix mille geysers,
Et le feu de l’enfer vitrifiait les déserts.
Il y avait des cris, des cendres, de la boue,
Des vautours répugnants, des hurlements de loups
Et des torrents de sang débordant des égouts.
Les montagnes s’ouvraient en monstrueux cratères
Vomissant vers le ciel des vapeurs délétères
Qui répandaient la mort en retombant sur terre.
Et puis soudainement est venu le silence,
Un silence total, un terrible silence,
Un silence de mort et de désespérance.
Les hommes poursuivant leurs rêves de puissance
Jusqu’à l’ultime geste et jusqu’à la démence
Ont enfermé la terre en un linceul immense.
Il y avait des cris, des cendres, de la boue,
Des vautours répugnants, des hurlements de loups
Et des torrents de sang débordant des égouts
**************************************************
Quelques survivants se sont réfugiés dans une grotte souterraine. Une petite fille interroge sa maman :
COMMENT C’ETAIT, AVANT ?
Raconte-moi encore
Comment c’était, avant,
Raconte-moi encore
J’ai oublié, maman.
Redis-moi les mots bleus
Qui font chaud dans le cœur,
Quand on ferme les yeux
Et qu’on part pour ailleurs,
Ailleurs que dans ce trou au ventre de la terre,
Emporte-moi là-haut, vers l’air et la lumière,
Maman, c’est quoi, la guerre ?
Dis, c’était pour de vrai
Que brillait le soleil,
Que dans la roseraie
Bourdonnaient les abeilles ?
L’abeille c’est comment,
C’est comment une rose ?
Raconte-moi, maman,
C’était comment, les choses,
Ailleurs que dans ce trou au ventre de la terre,
Emporte-moi là-haut, vers l’air et la lumière,
Maman, c’est quoi, la guerre ?
Dis, c’est sûr et certain
Qu’il y avait avant
Des avions et des trains
Avec des gens dedans ?
Qu’il y avait des arbres
Avec des fruits dessus
Et des statues de marbre
Qui poussaient dans les rues,
Ailleurs que dans ce trou au ventre de la terre,
Emporte-moi là-haut, vers l’air et la lumière,
Maman, c’est quoi, la guerre ?
Dis, c’est pas pour de faux
Qu’on voyait les étoiles,
Avant que de là-haut
Cette espèce de voile
Que la bombe a laissé
Enveloppe la terre
D’un lourd brouillard glacé.
Maman, c’est quoi la guerre ?
Maman, c’est ça, l’enfer ?
****************************
ILS ONT TUE LE SOLEIL
Là-haut, ils ont tué le soleil,
Le jour à la nuit est pareil,
Sordide lueur glauque et sale,
Halo blafard, noyé, glacial.
Soudain le ciel s’est déchiré,
Soudain la vie s’est retirée,
La terre, éventrée par la bombe,
N’est qu’une gigantesque tombe.
Il n’est que quelques survivants,
Murés, enterrés, morts-vivants,
Enfouis dans un trou quelque part,
Affamés, les yeux fous, hagards.
Un arbre, ô miracle, épargné,
Au ciel tend ses bras calcinés
En une prière inutile,
La terre à jamais est stérile.
Il y avait des cris, des cendres, de la boue,
Des vautours répugnants, des hurlements de loups
Et des torrents de sang débordant des égouts.
Dans un bruit terrifiant, l’univers explosait,
La ligne d’horizon au lointain s’embrasait
Tandis que le soleil se volatilisait.
Les mers comme en furie tout-à-coup se gonflaient
En gigantesques vagues qui sur nous déferlaient,
Submergeant les cités dont les murs s’écroulaient.
Des torrents bouillonnants s’élevaient dans les airs
Crachés vers l’infini par dix mille geysers,
Et le feu de l’enfer vitrifiait les déserts.
Il y avait des cris, des cendres, de la boue,
Des vautours répugnants, des hurlements de loups
Et des torrents de sang débordant des égouts.
Les montagnes s’ouvraient en monstrueux cratères
Vomissant vers le ciel des vapeurs délétères
Qui répandaient la mort en retombant sur terre.
Et puis soudainement est venu le silence,
Un silence total, un terrible silence,
Un silence de mort et de désespérance.
Les hommes poursuivant leurs rêves de puissance
Jusqu’à l’ultime geste et jusqu’à la démence
Ont enfermé la terre en un linceul immense.
Il y avait des cris, des cendres, de la boue,
Des vautours répugnants, des hurlements de loups
Et des torrents de sang débordant des égouts
**************************************************
Quelques survivants se sont réfugiés dans une grotte souterraine. Une petite fille interroge sa maman :
COMMENT C’ETAIT, AVANT ?
Raconte-moi encore
Comment c’était, avant,
Raconte-moi encore
J’ai oublié, maman.
Redis-moi les mots bleus
Qui font chaud dans le cœur,
Quand on ferme les yeux
Et qu’on part pour ailleurs,
Ailleurs que dans ce trou au ventre de la terre,
Emporte-moi là-haut, vers l’air et la lumière,
Maman, c’est quoi, la guerre ?
Dis, c’était pour de vrai
Que brillait le soleil,
Que dans la roseraie
Bourdonnaient les abeilles ?
L’abeille c’est comment,
C’est comment une rose ?
Raconte-moi, maman,
C’était comment, les choses,
Ailleurs que dans ce trou au ventre de la terre,
Emporte-moi là-haut, vers l’air et la lumière,
Maman, c’est quoi, la guerre ?
Dis, c’est sûr et certain
Qu’il y avait avant
Des avions et des trains
Avec des gens dedans ?
Qu’il y avait des arbres
Avec des fruits dessus
Et des statues de marbre
Qui poussaient dans les rues,
Ailleurs que dans ce trou au ventre de la terre,
Emporte-moi là-haut, vers l’air et la lumière,
Maman, c’est quoi, la guerre ?
Dis, c’est pas pour de faux
Qu’on voyait les étoiles,
Avant que de là-haut
Cette espèce de voile
Que la bombe a laissé
Enveloppe la terre
D’un lourd brouillard glacé.
Maman, c’est quoi la guerre ?
Maman, c’est ça, l’enfer ?
****************************
ILS ONT TUE LE SOLEIL
Là-haut, ils ont tué le soleil,
Le jour à la nuit est pareil,
Sordide lueur glauque et sale,
Halo blafard, noyé, glacial.
Soudain le ciel s’est déchiré,
Soudain la vie s’est retirée,
La terre, éventrée par la bombe,
N’est qu’une gigantesque tombe.
Il n’est que quelques survivants,
Murés, enterrés, morts-vivants,
Enfouis dans un trou quelque part,
Affamés, les yeux fous, hagards.
Un arbre, ô miracle, épargné,
Au ciel tend ses bras calcinés
En une prière inutile,
La terre à jamais est stérile.
publié dans :
Textes pour Chansons -SOCIETE-
communauté :
Les poètes en délires
commentaires (18)
recommander
Jeudi 6 mars 2008
ajouter un commentaire




Paru chez Publibook
Commentaires Récents