ENTRE NOEL ET JOUR DE L’AN
ou
LA TREVE DES CONFISEURS
Entre Noël et Jour de l'An
Le cœur a soudain des élans
Que l'on ne saurait deviner
Durant le reste de l'année.
Lorsque l'étoile à Béthléem
Brille pour que les hommes s'aiment
On a la larme au bord des cils
Et le beau geste plus facile.
Tous les hommes sont frères
Et se tendent la main,
Tous les hommes sont frères
Comme Abel et Caïn.
Il est né le divin enfant !
L'amour pour un temps triomphant
En maître règne sur la terre
Pendant une semaine entière,
Et entre champagne et foie gras,
Sonnez hautbois, et cetera,
A minuit ont fait pénitence
Et on retape sa conscience.
On met les canons en sourdine,
On fait taire les carabines,
Car à Noël par tous les saints
On ne doit pas tuer son prochain.
On fera ça un peu plus tard,
Lorsque Melchior et Balthazar,
Cœur en paix, conscience béate,
Auront regagné leur pénates.
Tous les hommes sont frères
Et se tendent la main,
Tous les hommes sont frères
Comme Abel et Caïn.
Noël c'est le temps de la trêve,
On voit les huissiers faire grève
Et les matraques gentiment
Demeurer au casernement.
Mais ce n'est qu'une parenthèse
Et déjà, ne vous en déplaise,
Lampions et cœurs se sont éteints,
Jusqu'au Noël de l'an prochain.
Lampions et coeurs se sont éteints
Jusqu'au Noël de l'an prochain.
publié dans :
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Vendredi 21 décembre 2007
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