BERCEUSE
POUR UN ENFANT NOIR
C’est une voix de femme envoûtante et poignante,
De celles qu’à Harlem on entend dans les bars
A l’heure où le whisky sombre dans le cafard,
Lorsque le saxo pleure en harmonies geignantes
La femme est là debout sur le pas de sa porte,
Silhouette figée dans la pénombre glauque,
Caressant de sa voix aux intonations rauques
Le nourrisson crépu que sa voix réconforte.
Perdue dans la cité, sous la lune qui luit,
Elle chante les cieux qu’elle n’a pas connus,
Le guerrier triomphant, la femme demi-nue,
Comme chantait son père et son père avant lui.
Elle chante la mer qui brûlait au couchant,
La savane infinie, la rivière apaisante
Et la vaste forêt dont les branches puissantes
Formaient comme un cocon, leurs cimes se touchant.
Elle chante la nuit limpide et odorante,
Le feulement du tigre et la hyène qui rit,
Le chimpanzé farceur, l’éléphant qui barrit
Et les bruits familiers de l’ombre environnante
L’enfant s’est endormi dans ce vert paradis
Et le chant s’est brisé en un lourd trémolo.
Refoulant une larme, étouffant un sanglot,
Pesamment l’Africaine regagne son taudis

C’est une voix de femme envoûtante et poignante,
De celles qu’à Harlem on entend dans les bars
A l’heure où le whisky sombre dans le cafard,
Lorsque le saxo pleure en harmonies geignantes
La femme est là debout sur le pas de sa porte,
Silhouette figée dans la pénombre glauque,
Caressant de sa voix aux intonations rauques
Le nourrisson crépu que sa voix réconforte.
Perdue dans la cité, sous la lune qui luit,
Elle chante les cieux qu’elle n’a pas connus,
Le guerrier triomphant, la femme demi-nue,
Comme chantait son père et son père avant lui.
Elle chante la mer qui brûlait au couchant,
La savane infinie, la rivière apaisante
Et la vaste forêt dont les branches puissantes
Formaient comme un cocon, leurs cimes se touchant.
Elle chante la nuit limpide et odorante,
Le feulement du tigre et la hyène qui rit,
Le chimpanzé farceur, l’éléphant qui barrit
Et les bruits familiers de l’ombre environnante
L’enfant s’est endormi dans ce vert paradis
Et le chant s’est brisé en un lourd trémolo.
Refoulant une larme, étouffant un sanglot,
Pesamment l’Africaine regagne son taudis

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Textes pour Chansons-PORTRAIT-
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Vendredi 19 octobre 2007
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