LE GENTIL CORMORAN
C’est une chanson de marin
Qu’on reprend en chœur au refrain
Il était une fois
Un gentil cormoran
Près du vieux port dieppois
Qui pêchait le hareng.
Avec ses congénères
Amateurs de poissons,
Il plongeait dans la mer
De fort belle façon,
Attrapait par surprise
La proie qu’il convoitait,
Puis remontait sa prise
Et il s’en délectait.
C’est une chanson de marin
Qu’on reprend en chœur au refrain
Il était une fois
Un énorme rafiot,
Sombre coque de noix,
Qui voguait sur les flots.
Sa carcasse pourrie
Depuis tant de saisons
Tout à coup se fendit
Et coula par le fond.
De ses flans entrouverts
Un flot noir s’écoula,
Qui à l’eau de la mer
Lentement se mêla
.
C’est une chanson de marin
Qu’on reprend en chœur au refrain
Il était une fois
Au ciel un vol d’oiseaux
Qui épiaient leurs proies
Ondulant dans les eaux.
Le gentil cormoran
Et la mouette rieuse
Plongèrent, ignorants,
Dans la vague trompeuse,
Et l’on ne sait comment
Regagnèrent le port,
Poisseux et pantelants,
Pour y trouver la mort.
C’est une chanson de marin
Qu’on reprend en chœur au refrain
Il était une fois
Un pêcheur en colère,
Que l’océan de poix,
Plongea dans la misère.
D’humeur très indocile,
Et même accusatrice,
Il partit à la ville
Pour demander justice.
Il y perdit son temps
Car, pour un armateur,
Que vaut un cormoran...
Que vaut un vieux pêcheur ?
******************************
LE CHAT, LA VIEILLE DAME ET LA SOURIS
C’était un matou de gouttière,
Né d’une chatte roturière
Et d’un Siamois dégénéré,
Il n’avait pas de pedigree.
Il était l’unique famille
D’une charmante vieille fille
Qui, toujours en mal de tendresse,
Lui prodiguait mille caresses
Il répondait au nom d’Ulysse,
Un nom bizarre pour un chat,
Mais tout le monde ne peut pas
S’appeler Raminagrobis
N’étant pas de ceux qui quémandent,
Il n’accourait pas sur demande,
Mais daignait faire à l’occasion
Ron et ron petit patapon.
De nature assez casanière,
Ses amours étaient passagères
Et il rentrait vite au bercail
Après de brèves épousailles
Hélas, par un jour d’infortune
Ou une sombre nuit sans lune,
L’appartement fut investi
Par une petite souris.
La vieille dame se cacha
Derrière la queue de son chat,
Lui ordonnant, prise de peur,
De tuer l’odieux envahisseur.
REFRAIN
Prenant en pitié la pauvrette,
Ulysse n’en fit qu’à sa tête,
Faisant preuve de grandeur d'âme,
Au grand dam de la vieille dame.
Même il fit place en sa demeure
A l’inconnue venue d’ailleurs,
Et pour adoucir son exil,
Il lui offrit le droit d’asile.
Ulysse, vous l’avez compris,
Pactisait avec la souris,
Dans l’inconscience du danger
Que sont pour nous les étrangers.
Et comme il s’est montré en somme
Trop tolérant au goût des hommes,
On l’a, sans même une prière,
Piqué à mort à la fourrière
Il répondait au nom d’Ulysse,
Avait un cœur gros comme ça,
Son âme dénuée de malice
Repose au paradis des chats
************************************
MEDOR
A quoi ça sert un Chihuahua,
Un canich’ nain ou un Loulou ?
Ils s’rappell’ plus, ces cabots là
Qu’avant d'êt' chiens on était loups.
Mais moi j’ai dans la Société
Un rôle important à tenir :
Je suis, soit dit sans me vanter,
Chien de vigil’, pour vous servir.
Au pied Médor,
Fais gaff’ Médor,
Ca sent l’arnaque,
Médor attaque !
Je sais pas donner ma papatte
Ni fair’ le beau pour un’ caresse,
J’fais pas d’esbrouffe et pas d’épate,
Mais il suffit que je paraisse
Pour que les paumés, les fauchés,
Qui hant’ sans avoir l’air de rien
Les allées d’ mon supermarché,
Ne chourav’ pas un’ mich’ de pain.
REFRAIN
Mon maître et moi, on fait la paire,
Fait pas bon nous jouer du pipeau,
Les Romanos, les pas très clairs,
Vaut mieux qu’ils se tienn’ à carreau.
Avec sa casquett' d’opérette,
Il se prend pour un général,
Moi ça commence à m’ prend’ la tête
C’ putain d’métier, j’ai plus l’moral.
REFRAIN
On m’aurait donné carte blanche,
Moi j’aurais fait chien de berger,
Chien d’aveugle ou chien d’avalanche ;
Faut pas qu’ j’me mette à gamberger,
Car je n’ suis pas vraiment très fier,
Le soir, quand je rentre au chenil
Et qu’on m’enlèv' ma muselière,
De n’être qu’un chien de vigile
Au pied Médor,
Attaqu’ Médor,
Ca sent l’arnaque …
J’en ai ma claque !…
C’est une chanson de marin
Qu’on reprend en chœur au refrain
Il était une fois
Un gentil cormoran
Près du vieux port dieppois
Qui pêchait le hareng.
Avec ses congénères
Amateurs de poissons,
Il plongeait dans la mer
De fort belle façon,
Attrapait par surprise
La proie qu’il convoitait,
Puis remontait sa prise
Et il s’en délectait.
C’est une chanson de marin
Qu’on reprend en chœur au refrain
Il était une fois
Un énorme rafiot,
Sombre coque de noix,
Qui voguait sur les flots.
Sa carcasse pourrie
Depuis tant de saisons
Tout à coup se fendit
Et coula par le fond.
De ses flans entrouverts
Un flot noir s’écoula,
Qui à l’eau de la mer
Lentement se mêla
.
C’est une chanson de marin
Qu’on reprend en chœur au refrain
Il était une fois
Au ciel un vol d’oiseaux
Qui épiaient leurs proies
Ondulant dans les eaux.
Le gentil cormoran
Et la mouette rieuse
Plongèrent, ignorants,
Dans la vague trompeuse,
Et l’on ne sait comment
Regagnèrent le port,
Poisseux et pantelants,
Pour y trouver la mort.
C’est une chanson de marin
Qu’on reprend en chœur au refrain
Il était une fois
Un pêcheur en colère,
Que l’océan de poix,
Plongea dans la misère.
D’humeur très indocile,
Et même accusatrice,
Il partit à la ville
Pour demander justice.
Il y perdit son temps
Car, pour un armateur,
Que vaut un cormoran...
Que vaut un vieux pêcheur ?
******************************
LE CHAT, LA VIEILLE DAME ET LA SOURIS
C’était un matou de gouttière,
Né d’une chatte roturière
Et d’un Siamois dégénéré,
Il n’avait pas de pedigree.
Il était l’unique famille
D’une charmante vieille fille
Qui, toujours en mal de tendresse,
Lui prodiguait mille caresses
Il répondait au nom d’Ulysse,
Un nom bizarre pour un chat,
Mais tout le monde ne peut pas
S’appeler Raminagrobis
N’étant pas de ceux qui quémandent,
Il n’accourait pas sur demande,
Mais daignait faire à l’occasion
Ron et ron petit patapon.
De nature assez casanière,
Ses amours étaient passagères
Et il rentrait vite au bercail
Après de brèves épousailles
Hélas, par un jour d’infortune
Ou une sombre nuit sans lune,
L’appartement fut investi
Par une petite souris.
La vieille dame se cacha
Derrière la queue de son chat,
Lui ordonnant, prise de peur,
De tuer l’odieux envahisseur.
REFRAIN
Prenant en pitié la pauvrette,
Ulysse n’en fit qu’à sa tête,
Faisant preuve de grandeur d'âme,
Au grand dam de la vieille dame.
Même il fit place en sa demeure
A l’inconnue venue d’ailleurs,
Et pour adoucir son exil,
Il lui offrit le droit d’asile.
Ulysse, vous l’avez compris,
Pactisait avec la souris,
Dans l’inconscience du danger
Que sont pour nous les étrangers.
Et comme il s’est montré en somme
Trop tolérant au goût des hommes,
On l’a, sans même une prière,
Piqué à mort à la fourrière
Il répondait au nom d’Ulysse,
Avait un cœur gros comme ça,
Son âme dénuée de malice
Repose au paradis des chats
************************************
MEDOR
A quoi ça sert un Chihuahua,
Un canich’ nain ou un Loulou ?
Ils s’rappell’ plus, ces cabots là
Qu’avant d'êt' chiens on était loups.
Mais moi j’ai dans la Société
Un rôle important à tenir :
Je suis, soit dit sans me vanter,
Chien de vigil’, pour vous servir.
Au pied Médor,
Fais gaff’ Médor,
Ca sent l’arnaque,
Médor attaque !
Je sais pas donner ma papatte
Ni fair’ le beau pour un’ caresse,
J’fais pas d’esbrouffe et pas d’épate,
Mais il suffit que je paraisse
Pour que les paumés, les fauchés,
Qui hant’ sans avoir l’air de rien
Les allées d’ mon supermarché,
Ne chourav’ pas un’ mich’ de pain.
REFRAIN
Mon maître et moi, on fait la paire,
Fait pas bon nous jouer du pipeau,
Les Romanos, les pas très clairs,
Vaut mieux qu’ils se tienn’ à carreau.
Avec sa casquett' d’opérette,
Il se prend pour un général,
Moi ça commence à m’ prend’ la tête
C’ putain d’métier, j’ai plus l’moral.
REFRAIN
On m’aurait donné carte blanche,
Moi j’aurais fait chien de berger,
Chien d’aveugle ou chien d’avalanche ;
Faut pas qu’ j’me mette à gamberger,
Car je n’ suis pas vraiment très fier,
Le soir, quand je rentre au chenil
Et qu’on m’enlèv' ma muselière,
De n’être qu’un chien de vigile
Au pied Médor,
Attaqu’ Médor,
Ca sent l’arnaque …
J’en ai ma claque !…
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Dimanche 18 mai 2008
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