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ADIEU OU PEUT-ETRE AU REVOIR

Il y aura un train, des pleurs et des mouchoirs,
Des amants sur le quai que la vie désassemble,
Tes yeux qui brillent trop et ton menton qui tremble,
Je te dirai adieu ou peut-être au revoir

Tu ne seras bientôt qu’un pâle souvenir
Que la mémoire floue a peine à retenir,
 Une suite de flashs déroulant leur cascade :
Une guitare au loin donnant la sérénade,
Ta chemise plaquée sur ta poitrine nue
Par l’averse soudain balayant l’avenue,
La photo que tu prends du fronton d’une église
Ou ton bras recourbé cueillant une cerise,
Et ma tête posée dans le creux de tes reins,
Lorsque le feu s’apaise, quand les corps sont sereins

Il y aura un train, des pleurs et des mouchoirs,
Des amants sur le quai que la vie désassemble,
Tes yeux qui brillent trop et ton menton qui tremble,
Je te dirai adieu ou peut-être au revoir

Tu ne seras bientôt qu’un pâle souvenir
Que la mémoire floue a peine à retenir :
Images estompées, sensations éphémères,
Nos deux corps allongés au bord de quelque mer,
Ton ombre en contre-jour dans un grand soleil rouge,
Lorsque vient le silence et que plus rien ne bouge,
Tout près de l’océan notre petit hôtel,
Tes lèvres sur mes lèvres avaient un goût de sel,
Notre amour était né sans rime ni raison,
Notre amour a vécu le temps d’une saison.

Il y aura un train, des pleurs et des mouchoirs,
Des amants sur le quai que la vie désassemble,
Tes yeux qui brillent trop et ton menton qui tremble,
Je te dirai adieu ou peut-être au revoir

********************************

SI JE TIENS CLOSES MES PAUPIERES

Dans ma mémoire floue, rétive et incertaine,
Une silhouette pâle effacée et lointaine,
Une illusion fragile, à peine même une ombre,
Apparaît quelquefois, déchirant la pénombre.
Et je veux la saisir, et je veux retenir
Ce malheureux lambeau d’un heureux souvenir
Qui lentement se perd et qui se décompose,
Lorsque je tiens baissées mes paupières mi-closes.
Tu riais haut et franc de tout, de toi, de rien
Et tu me disais « viens, ne crains rien, allons viens,
L’amour est fugitif, l’amour est éphémère,
Vis le moment présent, le regret est amer
Et laisse à tout jamais sa triste empreinte au cœur.
Je t’offre l’évasion, je t’offre le bonheur,
Pour un moment trop court, pour quelques heures folles
Quand le cœur bat plus fort dans  le corps qui  s’affole.
Je n’ai rien à donner, je n’ai rien à t’offrir
Que cet inoubliable et somptueux souvenir
Fait de mon rire clair, peut-être de mes larmes
Quand au matin nouveau s’évanouira le charme ».
Refusant les serments, tu ne promettais rien,
Bien sûr  je le savais, mais j’étais bien, si bien…
Aujourd’hui c’est si loin, pourtant ce n’est qu’hier
Lorsque je tiens baissées mi-closes mes paupières

publié dans : Textes pour Chansons -AMOUR- communauté : La poésie qui chante commentaires (20)    recommander
Dimanche 16 mars 2008
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Commentaires

Je n'aurai qu'un seul mot, et s'il contient cinq lettres
ne sera point pourtant le cousin de Cambronne
de la superstition empruntera peut-être
le plaisir d'énoncer un vocable qui sonne :
BRAVO !
J'aime vraiment beaucoup ce que vous écrivez.
J'irai vous revoir...
Bien cordialement,
Elisabeth (Zaza)
commentaire n° : 1 posté par : Zaza (site web) le: 23/04/2008 11:54:21
Si je tiens closes mes paupières est d'une grande beauté.Beaucoup d'entre nous doivent sentir ce doux parfum de l'amour éphémère, celui qu'on a laisser s'en aller et qui pourtant est gravé dans nos coeursà jamais.
commentaire n° : 2 posté par : nadine (site web) le: 09/04/2008 01:08:00
Bonjour Robert, quel plaisir que de pouvoir te compter parmi les architectes d'intercoeurs, j'en suis absolument ravi. C'est un très beau cadeau pour ces fêtes de Pâques que je te souhaite douces en compagnie de ceux que tu aimes. A très vite, amitiés, Marc de Metz
commentaire n° : 3 posté par : Marc de Metz (site web) le: 23/03/2008 16:24:42
Joyeuses Pâques et
commentaire n° : 4 posté par : mamybell (site web) le: 22/03/2008 20:29:55
Juste pour savoir si tu vas bien?? Bisous!!
commentaire n° : 5 posté par : vasy07 (site web) le: 22/03/2008 12:37:41
France : une photo officielle exceptionnelle...

Bonjour Robert, oui il n'y a pas tous les sponsors du Président sur cette photo... il aurait fallu alors un poster ! Je suis très heureux de ce que tu dis sur Les architectes d’intercoeurs, je serais ravi si tu devais décider de rejoindre cette communauté car je te sais être aussi un architecte d’intercoeurs et avec de superbes talents en écriture. Pour faire partie de cette communauté, il te faut simplement en faire la demande et je suis impatient de t’y accueillir. Je te souhaite de bonnes Pâques. A très bientôt, amitiés, Marc.

Ces deux textes me bouleversent, ils sont magnifiques. Marc.
commentaire n° : 6 posté par : Marc de Metz (site web) le: 21/03/2008 17:14:16
Que pourrai-je ajouter de plus aux commentaires qui précèdent, je suis une "fan". Tes écrits sont magnifiques,et si finement ciselés.
Comme l'écrit si bien Zazou il faut trouver le moyen de faire connaître et chanter tes textes. Mais je crains malheureusement que les jeunes préfèrent aller à la facilité et chanter des niaiseries pour se faire connaître, ce qu'ils ne savent pas c'est que leur carrière prendra fin très vite, lorsque leur production passera à autre chose...
commentaire n° : 7 posté par : Loula (site web) le: 21/03/2008 09:18:38
Oh ! Merveilleuse poésie, découverte au détour d'un chemin...donnant aux souvenirs, la saveur d'un parfum évanescent, pour que perdurent tous ces moments de bonheur passés en amoureux où rien ne comptait plus que le désir d'être à deux.....
A bientôt, au plaisir de vous relire....
Amitié.
Maria
commentaire n° : 8 posté par : Domenica (site web) le: 19/03/2008 00:22:06
je n'arrivais plus à retrouver ton blog,grâce à Zazou me voilà ce soir
merci de ton gentil com chez moi et A+
commentaire n° : 9 posté par : mamybell (site web) le: 18/03/2008 22:09:38
Ces moments fugitifs d'intenses joies, tu les transcris avec, non pas avec nostalgie comme on pourrait s'y attendre, mais avec plaisir.
Ces moments fugitifs tissent ce qu'on est et ce fut agréable de parcourir ici, ces mouchoirs, ces adieux qui donnent aux souvenirs la saveur d'un bonheur.
commentaire n° : 10 posté par : polly le: 18/03/2008 20:05:21
Que de nostalgie... merci pour ces si beaux poèmes!
commentaire n° : 11 posté par : Mélisande (site web) le: 18/03/2008 19:17:43
Le premier poème m'émeut...
Je n'aime pas les histoires d'amour qui cessent, les portes qui claquent, les voitures qui démarrent et les avions qui décollent. Je n'aime pas dire au revoir ou Adieu.

Beaucoup de sensibilité et de beauté dans tes textes R! tu es poète.

Merci pour tes mots chez moi.
commentaire n° : 12 posté par : Destinée (site web) le: 18/03/2008 18:40:41
Quel bonheur que de te lire encore. Tes paupières mi-closes ou bien ouverte, ta poésie chante à mon oreille remarquablement. A très vite Robert
commentaire n° : 13 posté par : Pauley (site web) le: 18/03/2008 17:36:01
Oui, ces quelques minutes de poésie, pardon, il vous faut sans doute parfois des heures, sont un pur bonheur.
commentaire n° : 14 posté par : borneo (site web) le: 18/03/2008 04:35:47
aujourd'hui est déjà un passé, mais au creux de mon arbre, le passé est aujoud'hui...
tendresse - Sopréca
commentaire n° : 15 posté par : sopreca (site web) le: 18/03/2008 01:15:21
J'adore le deuxième! Super Robert bravo!!
commentaire n° : 16 posté par : vasy07 (site web) le: 17/03/2008 20:03:48
O comme il est important de jouir de l'instant... les souvenirs n'en seront que plus intenses, mêmes s'ils provoquent la souffrance...
commentaire n° : 17 posté par : domi (site web) le: 17/03/2008 12:37:41
Que pourrais-je dire de plus, sinon que c'est un merveilleux poème?

Je tiens aussi à te remercie Robert, pour être passé visiter mon Blog et spécialement pour ce message que tu as gentiment laissé sous mon billet concernant l' Euthanasie. Je sais ce sujet très complexe, mais la Catholique que je suis, même consciente que la vie qui nous a été donnée, ne doit pas être ôtée, s’insurge de voir que l'on puisse laisser dans la souffrance des êtres pour lesquels hélas ,plus aucune action thérapeutique ne saurait sauver et qui de plus, réclame du secours pour partir dignement.
Ce refus, de l’euthanasie dans les cas extrêmes, s’ il peut paraître à certains, conforme à la foi, est pour moi, une dénégation de la charité chrétienne.

Je suis heureuse que tu m’aies comprise

Cordialement

Dominique
commentaire n° : 18 posté par : Dominique (site web) le: 17/03/2008 10:03:15
quelle facilité dans les rimes,j'en demeure ébaubie
commentaire n° : 19 posté par : gazou (site web) le: 17/03/2008 08:05:30
J'adore, décidemment j'adore...
C'est pas possible, y'a bien un moyen de les faire connaître tes textes, plus que par l'intermédiaire d'un blog.
A crever de dépit quand on pense que des daubes sont des tubes de l'été.
commentaire n° : 20 posté par : zazou (site web) le: 16/03/2008 18:48:13
 
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