IL SUFFIT DE LE VOULOIR FORT
Laissez-moi ouvrir grand toutes les portes closes,
Détruire les barrières, couper les barbelés,
Arracher le chiendent qui étouffe les roses,
Recoiffer la crinière de tous les lions pelés,
Rendre leur voix aux muets, aux aveugles leurs yeux,
Transformer le désert en oasis féconde,
Les larmes en rosée, l’ignoble en merveilleux
Et balayer enfin la poussière du monde.
Oui, c’est possible, tout est possible,
Il suffit de le vouloir fort,
Si ce n’est peut-être la mort,
Je ne sais rien d’irréversible,
Rien qui ne se puisse changer,
Ni rien que l’on ne puisse vaincre,
Ô, je voudrais tant vous convaincre
Que tout peut encore bouger
Laissez-moi transposer les rudes chants guerriers
En hymnes à la joie et en chansons d’amour,
Faire des armuriers de placides luthiers,
Etouffer à jamais le bruit sourd des tambours,
Fabriquer des pétards et des feux d’artifice
Avec la poudre noire dont sont faits les obus
Reformuler les lois de l’injuste justice.
Et tendre franc la main aux amis inconnus
Oui, c’est possible, tout est possible,
Il suffit de le vouloir fort,
Si ce n’est peut-être la mort,
Je ne sais rien d’irréversible,
Rien qui ne se puisse changer,
Ni rien que l’on ne puisse vaincre,
Ô, je voudrais tant vous convaincre
Que tout peut encore bouger
Laissez-moi un à un briser tous les barreaux,
Les cages dans les zoos, les grilles des volières,
Faire tomber la hache de la main du bourreau,
Commander « arme au pied, fusil en bandoulière »,
Dévoiler les secrets, enfoncer les tabous,
Voir éclore une fleur dans une fange immonde,
Tirer l’eau du puits sec et l’or pur de la boue,
Et balayer enfin la poussière du monde
Et balayer enfin la poussière du monde
*****************************
OUVREZ LA FENETRE
Lorsque je croise un étranger
Me vient l’envie de voyager ;
C’est comme une bouffée d’ailleurs,
Autres saveurs, autres senteurs,
Autre histoire dans d’autres livres,
Et je veux aussitôt le suivre.
Laisse-moi t’emboîter le pas,
Toi, la silhouette en djellaba
Rencontrée dans la rue Barbès,
Un soir d’errance et de tristesse ;
Et toi, la fille à la peau sombre,
Emmène-moi dans ta pénombre.
Ouvrez la fenêtre,
Qu’un grand vent pénètre
Avec force et rage
Jusque dans la cage
Aux lourds barreaux gris
Où je dépéris
Visage jaune aux yeux d’amande,
Ne repousse pas ma demande,
De ta pagode, que t’importe,
Entrebâille pour moi la porte.
Toi, l’homme à la couleur du teck,
Salamalec, salamalec,
Fais-moi boire au puits non tari
Où s’abreuve ton méhari.
Amis connus et inconnus,
Lorsque le temps sera venu
Pour vous de quitter nos rivages,
Emmenez-moi dans vos bagages.
Ouvrez la fenêtre,
Qu’un grand vent pénètre
Avec force et rage
Jusque dans la cage
Aux lourds barreaux gris
Où je dépéris
**************************************
J’AI SOIF DE GRANDS ESPACES
J’ai soif de grands espaces,
Je rêve d’infini,
De prendre ma besace
Et en catimini,
Tirer ma révérence,
Jouant à pile ou face
Le but de mon errance,
J’ai soif de grands espaces
Des semelles de plomb fixées à mes chaussures
Entravent mon élan comme de lourds boulets,
Alourdissent mon pas et freinent mon allure,
Je voudrais être un aigle et je suis oiselet.
Je crois que je m’élance en un bond aérien,
Que je prends mon essor, volant vers la lumière,
Mais un fil à la patte, un invisible lien,
Anéantit mon rêve et me rejette à terre.
J’ai soif de grands espaces,
Je rêve d’infini,
De prendre ma besace
Et en catimini,
Tirer ma révérence,
Jouant à pile ou face
Le but de mon errance,
J’ai soif de grands espaces
Je suis comme l’oiseau englué dans la boue
Que ses plumes poissées ne peuvent plus porter
Et dont le corps se tord en des soubresauts fous,
Jusqu’à ce que son aile cesse de palpiter.
Je sais qu’il est un monde au-delà de la mer
Où des êtres légers dansent des farandoles,
Et je leur tends les bras, impuissant et amer,
La tête dans les cieux, les pieds rivés au sol.
J’ai soif de grands espaces,
Je rêve d’infini,
De prendre ma besace
Et en catimini,
Tirer ma révérence,
Jouant à pile ou face
Le but de mon errance,
J’ai soif de grands espaces
Laissez-moi ouvrir grand toutes les portes closes,
Détruire les barrières, couper les barbelés,
Arracher le chiendent qui étouffe les roses,
Recoiffer la crinière de tous les lions pelés,
Rendre leur voix aux muets, aux aveugles leurs yeux,
Transformer le désert en oasis féconde,
Les larmes en rosée, l’ignoble en merveilleux
Et balayer enfin la poussière du monde.
Oui, c’est possible, tout est possible,
Il suffit de le vouloir fort,
Si ce n’est peut-être la mort,
Je ne sais rien d’irréversible,
Rien qui ne se puisse changer,
Ni rien que l’on ne puisse vaincre,
Ô, je voudrais tant vous convaincre
Que tout peut encore bouger
Laissez-moi transposer les rudes chants guerriers
En hymnes à la joie et en chansons d’amour,
Faire des armuriers de placides luthiers,
Etouffer à jamais le bruit sourd des tambours,
Fabriquer des pétards et des feux d’artifice
Avec la poudre noire dont sont faits les obus
Reformuler les lois de l’injuste justice.
Et tendre franc la main aux amis inconnus
Oui, c’est possible, tout est possible,
Il suffit de le vouloir fort,
Si ce n’est peut-être la mort,
Je ne sais rien d’irréversible,
Rien qui ne se puisse changer,
Ni rien que l’on ne puisse vaincre,
Ô, je voudrais tant vous convaincre
Que tout peut encore bouger
Laissez-moi un à un briser tous les barreaux,
Les cages dans les zoos, les grilles des volières,
Faire tomber la hache de la main du bourreau,
Commander « arme au pied, fusil en bandoulière »,
Dévoiler les secrets, enfoncer les tabous,
Voir éclore une fleur dans une fange immonde,
Tirer l’eau du puits sec et l’or pur de la boue,
Et balayer enfin la poussière du monde
Et balayer enfin la poussière du monde
*****************************
OUVREZ LA FENETRE
Lorsque je croise un étranger
Me vient l’envie de voyager ;
C’est comme une bouffée d’ailleurs,
Autres saveurs, autres senteurs,
Autre histoire dans d’autres livres,
Et je veux aussitôt le suivre.
Laisse-moi t’emboîter le pas,
Toi, la silhouette en djellaba
Rencontrée dans la rue Barbès,
Un soir d’errance et de tristesse ;
Et toi, la fille à la peau sombre,
Emmène-moi dans ta pénombre.
Ouvrez la fenêtre,
Qu’un grand vent pénètre
Avec force et rage
Jusque dans la cage
Aux lourds barreaux gris
Où je dépéris
Visage jaune aux yeux d’amande,
Ne repousse pas ma demande,
De ta pagode, que t’importe,
Entrebâille pour moi la porte.
Toi, l’homme à la couleur du teck,
Salamalec, salamalec,
Fais-moi boire au puits non tari
Où s’abreuve ton méhari.
Amis connus et inconnus,
Lorsque le temps sera venu
Pour vous de quitter nos rivages,
Emmenez-moi dans vos bagages.
Ouvrez la fenêtre,
Qu’un grand vent pénètre
Avec force et rage
Jusque dans la cage
Aux lourds barreaux gris
Où je dépéris
**************************************
J’AI SOIF DE GRANDS ESPACES
J’ai soif de grands espaces,
Je rêve d’infini,
De prendre ma besace
Et en catimini,
Tirer ma révérence,
Jouant à pile ou face
Le but de mon errance,
J’ai soif de grands espaces
Des semelles de plomb fixées à mes chaussures
Entravent mon élan comme de lourds boulets,
Alourdissent mon pas et freinent mon allure,
Je voudrais être un aigle et je suis oiselet.
Je crois que je m’élance en un bond aérien,
Que je prends mon essor, volant vers la lumière,
Mais un fil à la patte, un invisible lien,
Anéantit mon rêve et me rejette à terre.
J’ai soif de grands espaces,
Je rêve d’infini,
De prendre ma besace
Et en catimini,
Tirer ma révérence,
Jouant à pile ou face
Le but de mon errance,
J’ai soif de grands espaces
Je suis comme l’oiseau englué dans la boue
Que ses plumes poissées ne peuvent plus porter
Et dont le corps se tord en des soubresauts fous,
Jusqu’à ce que son aile cesse de palpiter.
Je sais qu’il est un monde au-delà de la mer
Où des êtres légers dansent des farandoles,
Et je leur tends les bras, impuissant et amer,
La tête dans les cieux, les pieds rivés au sol.
J’ai soif de grands espaces,
Je rêve d’infini,
De prendre ma besace
Et en catimini,
Tirer ma révérence,
Jouant à pile ou face
Le but de mon errance,
J’ai soif de grands espaces
publié dans :
Textes pour Chansons-DIVERS
communauté :
Les poètes en délires
commentaires (28)
recommander
Lundi 12 mai 2008
ajouter un commentaire




Paru chez Publibook
Commentaires Récents